Innover de façon déterminante

Plusieurs organisations sans but lucratif s’appuient sur les compétences de leur coordonnateur d’activités spéciales pour réussir leurs activités de collecte de fonds. Quand une organisation a une réputation nationale, mais est un chapitre régional de petite taille dont les ressources sont limitées, ces compétences deviennent d’autant plus essentielles. La Société canadienne de la sclérose en plaques (SP) à Dauphin en est un exemple typique. Elle doit relever le défi additionnel de représenter une petite population disséminée dans une région très vaste.

« La gestion des activités spéciales est une priorité, dit Robin Searle du chapitre de Dauphin de la Société. Quand nous avons commencé ici, il y a environ 10 ans, je faisais tout, de l’administration aux programmes et à la collecte de fonds. »

Il y a environ quatre ans, Searle a reconnu que la poursuite du succès d’une organisation exploitée de façon professionnelle exigeait qu’un professionnel s’occupe des activités spéciales. Ces activités représentent la survie du chapitre, car les sommes obtenues, outre d’aller à la recherche de financement, sont sa seule source de revenu.

À peu près à la même période, Searle a commencé à chercher un professionnel qui s’occuperait de la gestion des activités spéciales. Elle avait décidé que le temps était venu de lancer une grande activité ‒ nommément une randonnée à bicyclette.

« Je voulais une personne professionnelle, car l’activité faisait partie d’une vision à long terme plutôt que de répondre aux objectifs de l’exercice financier immédiat, » explique Searle.

Elle croit qu’une personne qui est coordonnateur d’activités spéciales et qui détient la reconnaissance professionnelle emerit peut apporter des compétences essentielles, notamment : la souplesse, non pas seulement en termes d’heures, mais sur le plan de l’adaptation rapide aux situations à mesure qu’elles se présentent; le service à la clientèle; savoir quand aborder les commanditaires éventuels de façon officielle ou non officielle; et une capacité et un désir d’exécuter un travail plus que satisfaisant.

« La personne qui occupe ce poste doit être prête à faire tout ce qu’il faut pour accomplir le travail, ajoute Searle. Il s’agit d’avoir un engagement personnel à l’endroit du travail, pas seulement une simple obligation. »

Searle considère que le professionnalisme et l’engagement sont illustrés non seulement dans les tâches d’une nécessité évidente, mais aussi dans la façon de s’occuper des petites choses. Par exemple, il est important de penser de façon créative pour s’occuper de la situation inévitable qu’est celle où les ressources sont presque inexistantes et il faut relever le défi; ou écouter les préoccupations d’une bénévole ou d’un participant et de tenter d’y trouver une solution sans perdre de vue le portrait d’ensemble.

« Au moment d’embaucher une personne, insiste Searle, il faut poser des questions pour en dégager une impression sur les plans de la confiance, de la bienveillance, de la passion et pas seulement sur le plan du professionnalisme. »

Le coordonnateur des activités spéciales qui détient une reconnaissance professionnelle emerit et qui est un facteur d’innovation déterminant dans toute organisation est la personne qui possède l’enthousiasme et la vision qui vont au‑delà de la journée de clôture de l’activité spéciale. C’est la personne qui accepte d’en faire plus avec professionnalisme et enthousiasme.

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